Service d’impression 3D : comment ça marche ?

MOSCOW, RUSSIA - November 17, 2016: Exhibition 3D Print Expo 2016. Advanced technologies exhibition 3D printing and scanning. Focus on object.

Ces dernières années, l’impression 3D a connu un développement fulgurant. Dans divers secteurs de l’industrie, notamment automobile et aéronautique, les usines s’équipent de machines et participent à la recherche pour accélérer encore le développement de la technologie. Toutefois, l’impression 3D n’est pas réservée aux industriels. Tout un chacun peut utiliser cette technologie en atelier pour produire des objets divers. Le service d’impression 3D prend son essor un peu partout sur le territoire. Mais, concrètement, comment ça marche ? On vous explique tout !

Le principe de l’impression 3D expliqué

L’impression 3D fait partie des technologies utilisant le procédé de fabrication additive. C’est cela qui la différencie des procédés de fabrication classique, au cours desquels on soustrait de la matière pour créer une forme précise. Par exemple en découpant une pièce sur une plaque de fer. On comprend vite l’inconvénient majeur de cette technique : la perte de matière. Avec le service d’impression 3D, cette contrainte est neutralisée. On ajoute de la matière de manière localisée pour créer une pièce finale fonctionnelle. Ainsi, à part au niveau des supports, on ne perd pas de matière.

Pour imprimer un objet en 3D, on utilise une imprimante dotée d’un plateau support – qui accueille l’impression de la pièce – et une tête d’impression qui va se déplacer sur les plans pour imprimer la matière. A chaque étape, la machine imprime sur un plan différent et c’est l’empilement de ces différents plans qui crée le volume 3D de la pièce. Certaines imprimantes utilisent toutefois la lumière UV ou laser. Dans ce cas, on a généralement une tête d’impression fixe. Mais cette technique est moins utilisée en service d’impression 3D.

Les principaux types d’impression 3D

Il n’existe pas qu’un seul type d’impression 3D. Plusieurs procédés peuvent être utilisés en fonction du résultat attendu. Découvrons ensemble les deux techniques les plus répandues en service d’impression 3D.

Le procédé FDM

Depuis l’essor du service d’impression 3D, le procédé le plus répandu est le Fused Deposition Modeling, ou FDM. Cette technique consiste à déposer un filament de matière fondue sur le support d’impression ou directement sur la pièce. La matière fondue se soude alors directement à la couche précédente. C’est la technique utilisée pour le service d’impression 3D grand public, majoritairement avec les plastiques PLA ou ABS. Elle permet notamment de produire des pièces de modélisme, de décoration ou de bricolage ou encore de faire du prototypage rapide.

Le procédé SLA

Utilisé pour les services d’impression grand public comme dans le secteur professionnel, le procédé SLA (pour Stereo Lithography Apparatus) utilise à la fois une résine liquide photosensible et un faisceau de lumière Ultra Violet, qui vient solidifier la résine. A chaque couche, la résine liquide exposée aux UV se solidifie et se soude automatiquement à la couche précédente de résine.

Comment fonctionne un service d’impression 3D ?

Si vous souhaitez utiliser un service d’impression 3D, par exemple dans un atelier près de chez vous, sachez que la démarche n’a rien de complexe. Si vous maîtrisez un logiciel de CAO, vous pouvez modéliser vous-même la pièce à imprimer. Si vous êtes novice, vous pouvez acheter un plan ou utiliser un modèle libre de droits. La modélisation de la pièce que vous souhaitez imprimer peut être prise en charge dans le service mais engendrera un coût supplémentaire. Ensuite, le fichier 3D est passé dans un logiciel de slicing pour découper la pièce en tranches, ce qui permettra d’imprimer l’objet en différentes couches. Le fichier finalisé, format STL, est alors envoyé à l’imprimante 3D qui va imprimer successivement toutes les couches jusqu’à aboutir à la pièce finale.

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